Mort




L’ennui est la première et pour l’heure seule raison,

Celle qui n’en a aucune, celle qui orne mes pensées Qui

Les basses lumières de sombres couleurs les auront ;

ont horreur de se compter Car

elles ne connaissent pas la lacune,

chacune d'entre elles sort, passe chacune ose entrer mais je m'en lasse Si vite Qu' avant même

de pouvoir l'osculter, Les ravages d'ombre d'un souvenir gravé en une âme pâlie

ceux qui s'épanchent et se noient dans la lagune,

Se lassent et laissent en proie au diable l'oubli

et s'envolent pour un autre royaume Reste l'ennui, l'unique raison,

La seule qui se tient comme un rempart contre ces envahisseurs de nulle part Qui jamais ne peut leur tenir tête

Né l'ennui, pour leur faire face Qui alors vient bien à leur secours là où les autres sont à sa défaite

On leur fait face, on se dresse On court après ce qu'on veut On trouve le bonheur, on s'enivre Pour ainsi quitter la raison, L'ennui

n'est plus alors qu'une petite lueur qui nous fait ; comprendre l'éternité.